Leçon

Pathogenèse

Les pathologies du tendon chez les athlètes sont généralement désignées sous le nom de « tendinites ». Ce terme laisse entendre que ces pathologies impliquent une réaction inflammatoire. Cependant, de nombreuses études histopathologiques ont échoué à prouver la présence de marqueurs inflammatoires. Les tendinopathies seraient davantage liées à une surcharge et à un usage excessif. Cette théorie est appuyée par des études démontrant que les tendons affectés présentent une structure des fibres de collagène désorganisée, des ténocytes anormaux et une augmentation de leur substance fondamentale.

Dans le football professionnel, l’incidence des tendinopathies d’Achille et patellaires est plus fréquente au cours de l’avant-saison que durant la saison même. Ce phénomène peut refléter une augmentation soudaine du volume d’entraînement, ou bien un volume général d’entraînement plus important. Alors que ces pathologies ne représentent que 2,5 % de l’ensemble des blessures, elles constituent 20 à 27 % des blessures récurrentes, ce qui illustre la complexité de leur traitement.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour visualiser un tendon d’Achille « normal » et « anormal ».

Tendon d’Achille « normal » et « anormal ». Les tendons anormaux présentent une structure des fibres de collagène désorganisée, une augmentation de la matrice extracellulaire (glycosaminoglycanes), des néovaisseaux, ainsi que du nombre de fibroblastes.

Dans la plupart des cas, les pathologies du tendon ne semblent pas être liées à une inflammation, mais plutôt à une surcharge et à une détérioration du tendon.

Dr Ricard Pruna

Médecin du sport et de l’exercice